Mercredi 25 juin 2008
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4e de couv
: Ce jour-la, Caroline, Madeline et Ellie avaient décidé de fuguer. Deux adolescentes et leur petite soeur de cinq ans qui rêvaient d'aventure et de liberté, de fuir un père
alcoolique et une mère trop faible. Dans la voiture, les grandes ont attendu qu'Ellie sorte de classe. Et Ellie n'est jamais venue. C'était il y a seize ans. Depuis, aucune nouvelle, aucune trace,
aucun indice. Seulement une famille rongée par le doute et la culpabilité. Enceinte, Madeline voudrait voir l'affaire classée pour enfin avancer. Caroline, elle, se raccroche à un minuscule espoir
: un visage sur une photo de presse prise dans le Montana, une jeune fille au sourire si ressemblant... Improbable, impossible, mais comment hésiter ?
Caroline prend à nouveau le volant. Direction le Montana...
Mon avis : Un livre que j'ai acheté pour ma swapée-swapeuse et j'ai tellement été tenté par le résumé que je l'ai emprunté à la
biblio pour le lire!! J'espère qu'il a plu ou qu'il plaira à ma swapée car personnellement je l'ai énormément apprécié!!! Un livre avec lequel on se prend pas la tête mais où l'histoire est
tout de même captivante! Je l'ai commencé et terminé de suite sans une pause! On s'accroche à tous les personnages, on espère retrouver nous aussi cette petite qui a disparu, on cherche à
comprendre... Vraiment j'ai ADORE! En plus c'est un auteur que je ne connaissais pas et que j'ai beaucoup apprécié! Je pense emprunter d'autres livres de cet auteur!
Un extrait du livre : La veille, j'avais réfléchi à ce que j'allais lui dire : je commencerais par lui rappeler mon âge, ma maturité, je ferais allusion à un
nouvel amant et je finirais par un bouquet de promesses : petits-enfants, lettres, cadeaux de chez Tiffany envoyés avant la bousculade des fêtes de Noël. J'étais dans mon appartement, je buvais du
scotch en préparant mes phrases. «Maman, ai-je annoncé à Georgette, ma chatte. Maman, j'ai quelque chose d'important à te dire.»
Sur le balcon, Georgette s'est étirée nonchalamment. Dans la rue, une ambulance est passée, toute sirène hurlante. Debout sur le trottoir, en bas de mon immeuble, un homme avec un Caddie sifflotait
en mangeant des ailes de poulet grillées. La chaleur avait diminué, mais les odeurs de La Nouvelle-Orléans semblaient s'accentuer : viande avariée, sueur, bière.
«Maman, ai-je dit à la chatte, s'il te plaît, écoute-moi.»
Georgette continuait de m'ignorer, mais l'homme au Caddie a levé les yeux vers moi et j'ai pris ça pour un bon augure.
Je travaillais ce soir-là : après le scotch et un petit somme, je me suis approchée de mon miroir et j'ai mis du mascara. J'allais la jouer Espagnole torride, j'ai donc entortillé mes cheveux entre
mes doigts et les ai fixés en chignon avec des épingles. Pouvait-on appeler ça un chignon ? Et d'ailleurs, comment prononce-t-on le mot chignon ? En tout cas, des cheveux tirés en arrière, ça
ferait plaisir au service d'hygiène. Je me suis lavé les mains avec le savon à la rose que m'avait envoyé ma soeur et j'ai enfilé des escarpins à hauts talons. Touche finale : une mouche dessinée
au coin gauche de ma bouche.
On nous avait dit, au Highball - je cite - de nous faire une image glamour. Jimbo, le directeur du club, un type plus tout jeune, avait commencé à contacter des acheteurs susceptibles d'acquérir
«ce petit bout d'histoire de La Nouvelle-Orléans». Le Highball était un bar à cocktails situé au dernier étage d'une tour, dans une salle tournant sur elle-même. Si vous restiez là une heure, à
siroter des cocktails à thème hors de prix, vous pouviez voir toute la ville : les eaux paresseuses du Mississippi, le centre-ville décrépit, le Vieux Carré et, à nouveau, le Mississippi, Old Man
River.